Reconnaître la présence de Dieu
Si quelqu'un vous demandait de
donner un autre nom pour "Dieu", vous pourriez, sans doute, utiliser
le mot "présence" parce c'est précisément ce que Dieu est. Lorsque
Moïse a demandé à Yahvé comment il s'appelait, ce dernier lui répondit,
"Je suis celui qui suis" ce qui signifie "Je suis présent".
Dieu dit vraiment, "Je serai là avec vous". Car Dieu se veut
intimement présent en toutes choses et en particulier avec chacun de nous. Le
nom de Jésus est Emmanuel, ce qui signifie aussi "Dieu avec nous".
Et ne s'émerveille-t-on pas sur la conclusion de l'évangile de l'apôtre Matthieu (Mt 28:20): "Et voici que je suis avec vous pour toujours
jusqu'à la fin du monde".
(Ce texte est une adaptation de "Finding God in
All Things par le père Brian Grogan S. J.)
Voici quelques moyens pouvant vous aider à poursuivre votre prière:
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Exercer le corps
(Une adaptation de God of Surprises
par le père Gerry W. Hughes S. J.)
Asseyez-vous confortablement dans votre fauteuil, le dos bien appuyé.
Avec les deux pieds reposant fermement sur le plancher, laissez votre corps se
détendre (sans se ramollir) en déposant les mains sur les cuisses.
Fermez
les yeux, ou fixez votre regard sur un point devant vous. Maintenant, laissez
toute votre attention porter sur ce que vous ressentez dans votre corps. Il est
habituel de commencer par les pieds en remontant progressivement vers la tête,
laissant l'attention prendre conscience de soi, quelques secondes à la fois sur
la partie du corps qui le permet en progressant vers la tête. Il s'avère
parfois préférable, cependant, de pouvoir maintenir son attention
sur telle ou telle partie du corps, pour un temps plus ou moins long. Car
l'essentiel consiste à pouvoir reconnaître ses sensations plutôt que
d'entretenir des pensées à leur sujet. Si vous ressentez que l'inconfort, les fourmillements ou le besoin de changer de position vous pressent, prenez-en
simplement conscience. Dites vous que c’est anormal. Puis, sans bouger,
continuez à porter votre attention sur ce que vous ressentez dans votre corps.
Notre
pensée ne nous laisse que peu de répit dans un tel exercice en nous captivant
l'attention avec des commentaires ou des questions ou des distractions sans
buts: C'est une perte de temps précieux, direz-vous! Qu'est-ce que tout cela
a à voir avec la prière ?
Est-ce là un
rite hindou ? À
quoi cela sert-il ? Traitez les questions, les commentaires et les
distractions comme vous l'avez fait avec les fourmillements; reconnaissez en le
fait puis retournez à la prise de conscience des sensations de votre corps.
Vous pouvez, si cela vous intéresse, passer à une prière plus explicite en
vous répétant à vous-même la phrase de Saint Paul: Je vis, je me déplace et
mon être repose en Lui, avec Lui et pour Lui.
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Reconnaître la présence de Dieu
Entraîner
la respiration (Une adaptation de
God of Surprises
par le père Gerry W. Hughes SJ)
Cet exercice implique la concentration de toute votre attention sur la
sensation physique de la respiration en termes d'inspiration et d'expiration, en
tâchant de ne pas en changer le rythme délibérément
Portez votre attention sur la sensation de l'air frais qui entre dans les
narines et de l'air chaud qui en ressort. Initialement vous deviendrez
sans doute conscient de votre respiration en observant qu'elle devient irrégulière
mais soyez sans inquiétude, car cela ne se prolonge généralement pas.
Si cela devait se produire cependant, et que vous éprouviez de l'hyper
ventilation, cela signifierait que cet exercice ne vous convient pas pour
le moment.
La majorité des gens trouvent qu'en pratiquant cet exercice, le rythme de leur
respiration change. Elle ralentit et devient plus profonde alors ils ont
tendance à s'endormir. En cela, c'est un excellent exercice de relaxation mais
si vous y tenez vous pouvez l'utiliser pour prier plus explicitement en laissant
votre inspiration exprimer ce que vous espérez de la vie, dans la mesure où
cela est possible, et laissez l'expiration exprimer à Dieu votre détachement
des choses qui vous entourent, de votre vie entière, de vos soucis profonds, de
vos fautes légères et graves, de vos culpabilités inavouées ainsi que vos
regrets sincères.
Il est surtout important que vous puissiez faire cet exercice sans porter de
jugement, positif ou négatif, sur vous-même. Gardez votre attention fixée sur
votre désir de remettre entre les mains de Dieu toutes ces préoccupations de
soi, sans vous y accrocher comme si elles valaient de l'or, c'est-à-dire, en tâchant,
avec la grâce de Dieu, de vous en dégager, de vous en libérer.
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Entraîner l'écoute (Une adaptation de "Praying in Lent" par le père Donal Neary S. J. )
Maintenant, remarquez les bruits que vous pouvez entendre. Écoutez les sons les plus éloignés d'abord, sans même tenter de les identifier ...
Observez les sons faibles, puis ceux qui semblent plus près. Écoutez, prenez-en conscience...
Puis le battement de votre propre cœur, faible, mais au rythme de votre vie...
Et enfin, le bruit du silence dans votre lieu de prière, le silence intérieur...
Prêtez ainsi l'oreille pour quelques minutes...
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1- Dieu se cache aux endroits les plus improbables.
![]() Soldats canadiens se retranchant sous des bombardements intensifs sur le plateau de Vimy, le 9 avril 1917 Une fois leur objectif atteint, les soldats
canadiens devaient se préparer immédiatement à soutenir une éventuelle
contre-attaque des Allemands. Il était plus difficile de conserver le
terrain nouvellement conquis que de le capturer. |
M'entends-tu
Dieu ? Jamais encore de ma vie, je ne t'ai adressé la parole. Mais aujourd'hui, je veux te saluer. Tu sais bien que dès mon enfance, on m'a répété que tu n'existais pas. Et moi, fou que j'étais, je le croyais. La beauté de la création ne m'était pas apparue. Mais ce soir, au fond de ce cratère d'obus, j'ai aperçu le ciel étoilé au-dessus de moi. Et émerveillé, j'ai compris son scintillement... Seigneur, je ne sais pas si tu me tends la main, mais je veux te parler d'un miracle et je sais que tu me comprendras : au milieu de cet enfer épouvantable, mon cœur est devenu tout-à-coup léger, et je t'ai reconnu. À part cela, je ne sais pas quoi dire, sinon que j'ai trouvé la joie en te reconnaissant. j'ai été si bien auprès de toi [1] |
2- Chacun son nombril (à la manière de Péguy)
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Au fond, dit
Dieu, j’ai bien fait de leur donner un nombril Oui, dit Dieu, j’ai bien fait de leur donner un nombril. Après tout,
ce nombril, c’est moi qui leur ai donné.
Mais, dit
Dieu, il ne faut pas se faire trop d’illusions |
[2] H. Derache, Terre et ciel, extrait du Bulletin du groupe de Roubain, décembre 1952.
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