<b>4 avril, Dimanche des Rameaux<br><br>La passion de Jésus</b>

Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête. (Psaume 22)
Il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. (Philippiens 2, 6-11)
Alors Jésus poussa un grand cri: «Père, entre tes mains je remets mon esprit.» Et après avoir dit cela, il expira (Luc 22,14-23,56)


La passion de Jésus! Il a connu celle qui l’a fait souffrir et finalement mourir. Celle où il a «pâti» jusqu’à crier: trahison, reniement, procès, insultes, moqueries, condamnation à mort, portement de la croix, et mort comme un bandit. Cette passion du Christ, nous la rappelons, avec foi et compassion, chaque année à l’occasion de la Semaine sainte qui commence en ce jour. Cette passion du Christ si bien décrite par le prophète Isaïe: «J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats.» (50, 6)
La passion du Christ! Il en a connu aussi une autre: celle qui est si puissante qu’elle nous fait passer à travers les épreuves, même la mort, pour défendre nos convictions, pour poursuivre un idéal. L’amour de Jésus pour son Père et pour l’humanité est de ce type. C’est une véritable passion intérieure, un feu puissant, que personne ne peut éteindre, quoi qu’il arrive.
Ce deuxième type de passion se conjugue la plupart du temps avec le premier. Le feu qui nous brûle tôt ou tard dérange les autres au point qu’ils finissent par nous clouer sur leur croix. Regardez Gandhi, libérateur de son peuple, assassiné par un fanatique. Martin Luther King, défenseur de son peuple, tué lui aussi. Le P. Chouinard, complètement donné au Christ et aux Ruandais, assassiné en célébrant la messe. Regardez Roméro. Regardez Lucille Teasdale, et combien d’autres! Tous animés d’une grande passion qui leur brûle le cœur et qui finalement, même au prix de grands sacrifices, y compris de leur vie souvent, changent le monde. Et pour le mieux.
Notre monde a besoin, et comment?, de ces passionnés de Dieu et des autres, surtout des plus petits. Qu’ils soient connus ou inconnus, qu’ils célèbres ou obscurs, puissants ou ordinaires, canonisés ou pas. Ce sont eux, ces fous de Dieu et des humains, qui font avancer le monde, qui le bonifient, qui l’humanisent, même au prix de leur vie.
Qu’il y ait dans nos vies une grande passion qui nous fasse vivre et fasse vivre les autres, même si elle nous coûte parfois très cher!

Heureux qui se meurt d’aimer! Heureux qui meurt d’aimer! Heureux qui vit et revit par amour!


(1) Jules Beaulac peut être rejoint par courriel à adplm@ntic.qc.ca et on peur visiter son site sur la Toile à www.public.sogetel.net/jbeaulac/index.html