<b>28 mars, 5e dimanche de Carême C (Vi.)<br><br>Un monde nouveau</b>
«Voici que je fais un monde nouveau: il germe déjà, ne le voyez-vous pas?» (Isaïe 43, 16-21)
Certes, je ne suis pas encore arrivé, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela... (Philippiens 3, 8-14)
«Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus». (Jean 8, 1-11)
Notre monde est friand de nouveauté. La publicité n’arrête pas de nous présenter le «nouveau» détergent-miracle, la «nouvelle» voiture 1998, etc. Mais, en notre monde, le «nouveau» ne dure pas longtemps, il s’use vite et commande à son tour une nouvelle «nouveauté». Une chose est sûre: nous sommes fascinés par ce qui est «neuf», par ce qui le demeure ou encore par ce qui peut le redevenir.
Et c’est cela la merveille. En Jésus et par Jésus, ce qui vieillit, ce qui se salit, ce qui est rejeté, peut retrouver sa splendeur, sa beauté, sa «nouveauté». Bien plus, il peut en retrouver une encore plus grande que la première.
Isaïe l’annonce: «Ne songez plus au passé; je fais un monde nouveau; regardez, il pousse déjà!» Saint Paul applique le même principe à sa vie personnelle: «Mes avantages d’autrefois, je les considère aujourd’hui comme une perte; ce que je cherche désormais, c’est le Christ; j’oublie ce qui est en arrière et je cours vers le but qui est le Seigneur, qui me “renouvelle” de jour en jour.»
C’est la même chose pour cette femme décrite dans l’évangile d’aujourd’hui. Sa rencontre avec Jésus en fait une «créature nouvelle»: «Je ne t’ai pas condamnée; va et ne pèche plus.» Est-il impensable que même les scribes et les pharisiens, ces lanceurs de pierre, qui partirent les premiers «en commençant par les plus vieux» aient, eux aussi, commencé une «vie nouvelle» après avoir réfléchi à ce que Jésus leur avait dit?
Notre monde a un besoin profond de nouveauté. Il n’a pas besoin de «choses nouvelles» mais d’un esprit renouvelé. Mais, à vrai dire, cela est déjà commencé: «Le nouveau monde germe déjà». Déjà, des cours d’eau sont assainis, des conflits se règlent, des maladies sont guéries, des peuples se réconcilient, des jeunes trouvent du travail, etc. Mais, nous ne sommes pas encore au bout de ce renouvellement... La course à la paix, à la fraternité, au partage, à la joie, est toujours engagée. Notre monde aura toujours besoin d’agents et d’agentes de renouvellement humain et chrétien.
Seigneur, envoie-nous ton Esprit: qu’il renouvelle la face de la terre. Amen.
(1) Jules Beaulac peut être rejoint par courriel à adplm@ntic.qc.ca et on peur visiter son site sur la Toile à www.public.sogetel.net/jbeaulac/index.html
Certes, je ne suis pas encore arrivé, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela... (Philippiens 3, 8-14)
«Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus». (Jean 8, 1-11)
Notre monde est friand de nouveauté. La publicité n’arrête pas de nous présenter le «nouveau» détergent-miracle, la «nouvelle» voiture 1998, etc. Mais, en notre monde, le «nouveau» ne dure pas longtemps, il s’use vite et commande à son tour une nouvelle «nouveauté». Une chose est sûre: nous sommes fascinés par ce qui est «neuf», par ce qui le demeure ou encore par ce qui peut le redevenir.
Et c’est cela la merveille. En Jésus et par Jésus, ce qui vieillit, ce qui se salit, ce qui est rejeté, peut retrouver sa splendeur, sa beauté, sa «nouveauté». Bien plus, il peut en retrouver une encore plus grande que la première.
Isaïe l’annonce: «Ne songez plus au passé; je fais un monde nouveau; regardez, il pousse déjà!» Saint Paul applique le même principe à sa vie personnelle: «Mes avantages d’autrefois, je les considère aujourd’hui comme une perte; ce que je cherche désormais, c’est le Christ; j’oublie ce qui est en arrière et je cours vers le but qui est le Seigneur, qui me “renouvelle” de jour en jour.»
C’est la même chose pour cette femme décrite dans l’évangile d’aujourd’hui. Sa rencontre avec Jésus en fait une «créature nouvelle»: «Je ne t’ai pas condamnée; va et ne pèche plus.» Est-il impensable que même les scribes et les pharisiens, ces lanceurs de pierre, qui partirent les premiers «en commençant par les plus vieux» aient, eux aussi, commencé une «vie nouvelle» après avoir réfléchi à ce que Jésus leur avait dit?
Notre monde a un besoin profond de nouveauté. Il n’a pas besoin de «choses nouvelles» mais d’un esprit renouvelé. Mais, à vrai dire, cela est déjà commencé: «Le nouveau monde germe déjà». Déjà, des cours d’eau sont assainis, des conflits se règlent, des maladies sont guéries, des peuples se réconcilient, des jeunes trouvent du travail, etc. Mais, nous ne sommes pas encore au bout de ce renouvellement... La course à la paix, à la fraternité, au partage, à la joie, est toujours engagée. Notre monde aura toujours besoin d’agents et d’agentes de renouvellement humain et chrétien.
Seigneur, envoie-nous ton Esprit: qu’il renouvelle la face de la terre. Amen.
(1) Jules Beaulac peut être rejoint par courriel à adplm@ntic.qc.ca et on peur visiter son site sur la Toile à www.public.sogetel.net/jbeaulac/index.html