<b>11 avril, Dimanche de Pâques<br><br>Faire Pâques</b>
Je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur. (Psaume 118, 1...23)
Vous savez bien qu’un peu de levain suffit pour que toute la pâte fermente... Vous serez une pâte nouvelle. (1 Corinthiens 5, 6-8)
«Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse.» (Luc 24, 13-35)
La fête de Pâques est, dans la tradition chrétienne, la plus grande fête de l’année: le Christ ressuscité, est le fondement de notre foi.
C’est aussi l’occasion d’un long congé qui fait du bien après le dur hiver. C’est également la fête des enfants et des plus grands: chocolat, poussins, gâteaux, fleurs, toilettes, etc. On se visite. C’est la joie pour tous, pour beaucoup en tout cas.
Ah! Si Pâques durait toute l’année! Si nous devenions pour les autres des sources de joie vivantes et constantes. Alors vraiment, ça paraîtrait que Jésus est ressuscité.
Notre monde est comme un grand corps qui a toujours une partie ou l’autre de malade: c’est une guerre ici, une famine là, un tremblement de terre ailleurs, une inondation près de chez nous. Mais c’est aussi la maladie d’un être cher, la perte d’emploi d’un autre, un décès, ou une simple peine d’un enfant. Mais un «bobo», ça fait toujours mal, qu’il soit grand ou petit.
Par contre, un soulagement, même petit, ça fait toujours du bien. Pourquoi nous en priverions-nous? Pourquoi en priverions-nous les autres?
Un sourire, reçu ou donné, comme c’est bon! Une visite aussi. Un service également. Une poignée de main, une conversation amicale, un repas ensemble, une aide discrète, etc. C’est cela faire Pâques toute l’année.
Vous savez, «toute la mer monte pour un seul caillou qu’on y jette» (Pascal). C’est imperceptible, mais elle monte. Mais si des milliers de cailloux, que dis-je, des millions et des millions de cailloux sont jetés dans l’océan du monde, il monte, monte, monte.
Vous savez, un coup de balai devant sa porte, c’est bon. Mais si tout le monde balaie le devant de sa maison, alors toutes les rues du monde sont propres, propres, propres.
C’est le ferment de l’amour, de la bonté, de la tendresse, du pardon, de la joie, qui se mêle à la pâte humaine. Et alors notre monde se renouvelle tout doucement à chaque jour à chaque coin de notre terre. Il devient petit à petit un monde où il fait bon vivre de plus en plus. N’est-ce pas cela le rêve de Jésus ressuscité?
Que sa joie soit notre joie et qu’elle nous habite à chaque jour! Alléluia!
Les familles Rato et Taro ne se parlent plus depuis belle lurette.
C’est une vieille histoire, trop longue à raconter ici, qui les a séparées.
Pour ces deux familles voisines, c’est la petite misère.
Elles se sont retrouvées, sans le savoir et sans le vouloir, dans le même motel au carnaval de Québec.
La joie de la fête aidant, elles ont trinqué ensemble, elles ont ri ensemble, elles ont dansé ensemble.
Elles ont fini par se donner la main. «Ça n’avait pas grand bon sens que deux foyers voisins
se regardent comme chien et loup», ont murmuré sagement les deux grands-mères en regardant cette jeunesse avoir du plaisir ensemble.
Depuis ce jour, l’humanité a grandi d’un cran dans la fraternité et la joie.
(1) Jules Beaulac peut être rejoint par courriel à adplm@ntic.qc.ca et on peur visiter son site sur la Toile à www.public.sogetel.net/jbeaulac/index.html
Vous savez bien qu’un peu de levain suffit pour que toute la pâte fermente... Vous serez une pâte nouvelle. (1 Corinthiens 5, 6-8)
«Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse.» (Luc 24, 13-35)
La fête de Pâques est, dans la tradition chrétienne, la plus grande fête de l’année: le Christ ressuscité, est le fondement de notre foi.
C’est aussi l’occasion d’un long congé qui fait du bien après le dur hiver. C’est également la fête des enfants et des plus grands: chocolat, poussins, gâteaux, fleurs, toilettes, etc. On se visite. C’est la joie pour tous, pour beaucoup en tout cas.
Ah! Si Pâques durait toute l’année! Si nous devenions pour les autres des sources de joie vivantes et constantes. Alors vraiment, ça paraîtrait que Jésus est ressuscité.
Notre monde est comme un grand corps qui a toujours une partie ou l’autre de malade: c’est une guerre ici, une famine là, un tremblement de terre ailleurs, une inondation près de chez nous. Mais c’est aussi la maladie d’un être cher, la perte d’emploi d’un autre, un décès, ou une simple peine d’un enfant. Mais un «bobo», ça fait toujours mal, qu’il soit grand ou petit.
Par contre, un soulagement, même petit, ça fait toujours du bien. Pourquoi nous en priverions-nous? Pourquoi en priverions-nous les autres?
Un sourire, reçu ou donné, comme c’est bon! Une visite aussi. Un service également. Une poignée de main, une conversation amicale, un repas ensemble, une aide discrète, etc. C’est cela faire Pâques toute l’année.
Vous savez, «toute la mer monte pour un seul caillou qu’on y jette» (Pascal). C’est imperceptible, mais elle monte. Mais si des milliers de cailloux, que dis-je, des millions et des millions de cailloux sont jetés dans l’océan du monde, il monte, monte, monte.
Vous savez, un coup de balai devant sa porte, c’est bon. Mais si tout le monde balaie le devant de sa maison, alors toutes les rues du monde sont propres, propres, propres.
C’est le ferment de l’amour, de la bonté, de la tendresse, du pardon, de la joie, qui se mêle à la pâte humaine. Et alors notre monde se renouvelle tout doucement à chaque jour à chaque coin de notre terre. Il devient petit à petit un monde où il fait bon vivre de plus en plus. N’est-ce pas cela le rêve de Jésus ressuscité?
Que sa joie soit notre joie et qu’elle nous habite à chaque jour! Alléluia!
Les familles Rato et Taro ne se parlent plus depuis belle lurette.
C’est une vieille histoire, trop longue à raconter ici, qui les a séparées.
Pour ces deux familles voisines, c’est la petite misère.
Elles se sont retrouvées, sans le savoir et sans le vouloir, dans le même motel au carnaval de Québec.
La joie de la fête aidant, elles ont trinqué ensemble, elles ont ri ensemble, elles ont dansé ensemble.
Elles ont fini par se donner la main. «Ça n’avait pas grand bon sens que deux foyers voisins
se regardent comme chien et loup», ont murmuré sagement les deux grands-mères en regardant cette jeunesse avoir du plaisir ensemble.
Depuis ce jour, l’humanité a grandi d’un cran dans la fraternité et la joie.
(1) Jules Beaulac peut être rejoint par courriel à adplm@ntic.qc.ca et on peur visiter son site sur la Toile à www.public.sogetel.net/jbeaulac/index.html